Compagnie des Lacs d'Amour

04 août 2007

Oyez, Oyez

Nous sommes une troupe de passionnés qui reconstituons l'histoire des pays de l'Ain de 1364 à 1383.

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Il nous arrive souvent de reconstituer la vie d'un camp de chevalier parti pour le tournois avec sa Lance et sa maisnie.
Nous proposons en plus de la vie quotidienne d'un tel campement, des animations :
Artisanats divers comme la fabrication de bougies, la frappe de monnaies....

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Les jeux au moyen age : plus d'une dizaine et de nouveaux tout les ans.
Présentation de l'équipement militaire : armes, armures...
Combats d'escrime
Tirs d'artillerie

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Défilés
Présentation de l'héraldique, de la calligraphie, de l'imagerie et de travaux historiques régionaux
Médecine et herboristerie

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Nous proposons comme costumes de personnages :

Des soldats de toutes spécialités
Un ou plusieurs Capitaines
Des artisans modestes
Des religieux ( prieur, évêque, moine ou cardinal )
Des chevaliers
Des nobles
Un gueux
Des robes de toutes classes sociales


Nous avons un camps de 4 à 8 tentes avec cuisine complète
Avec ou sans protections de siège ( mantelets, piques etc...)

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Notre nombre va de huit à quinze, selon les fêtes.
Nous travaillons en parallèle avec de nombreuses troupes sérieuses qui nous complètent parfaitement.
Nous avons aussi de nombreux amis prestataires et artisans qui se joignent à nous sur demande.

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06 août 2007

Gaspard de Montmayeur

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Içi, avec messire Réchiniac lors d'une soirée à Pérouges

Baron de Villarsalet, St Pierre de Soucy, Apremont, les Huilles, les Marches et les Bauges, vicomte de Tarentaise, maréchal de Savoie, chevalier de l'Ordre du Collier de Savoie.

Mort en 1383 aux côtés de son grand ami et suzerain, Amédée VI.

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Antoine de Beaujeu

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Notre enlumineur et héraldiste.

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Né en 1343 et mort en 1374, le seigneur des Dombes se maria en 1362 avec Béatrice de Châlon, dame de Broyes.

En 1366, à la mort de Simon de St Amour (bataille de Gallipoli), il devient chevalier de l'Ordre du Collier de Savoie.

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Sans-Soif

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Capitaine de la garde des Aigles, artilleur et combattant émérite.

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Hérondine

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Herboriste, apothicaire et chirurgienne de guerre.

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Histoirenscène

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http://www.histoirenscene.org/

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07 août 2007

Ventouresco

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http://www.ventouresco.com/

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Les quinze chevaliers de l'ordre du collier de Savoie

-Amédée VI comte de Savoie, dit le Comte Verd

-Aymon de Genève, comte de Genève

-Simon de St Amour

-Hugues II de Chalon, baron et seigneur d'Arlay

-Aymon de Genève, seigneur d'Anthon et de Varey

-Jean de Vienne, seigneur de Rollans, de Clairvaux, maréchal de Bourgogne, amiral de France

-Guillaume de Grandson, seigneur d'Aubonne et de Ste Croix

-Guillaume de Chalamont, seigneur de Meximeux et de Montaney

-Roland de Vessy en Bourbonnais

-Etienne bastard de la Baume, seigneur de St Denis de Chausson et de Chavannes, amiral et maréchal de Savoie

-Gaspard de Montmayeur, baron de Villarsalet, d'Hermances, de Silans, de Cusy et de Brandes, maréchal de Savoie

-Barthélémy de Foras, seigneur de Chablais

-Thenard de Menthon, seigneur de Menthon

-Amé de Bonnivard, chastelain d'Allinges et de Thonon

-Richard Musard, dit l'écuyer noir

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La symbolique des Lacs d'Amour

Le Lac d'Amour est un motif décoratif représentant un cordon (ou lacet) replié sur lui-même et formant ainsi un 8 couché. Après la fondation de l'Ordre, il sera si présent dans la maison de Savoie qu'on l'appellera "noeud de Savoie".

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Symbolique chevaleresque : au Moyen-Age, le Lacs d’Amour est un signe de la véritable et indissoluble amitié, de la foi jurée et donc inaltérable. Il fut l’insigne de l’Ordre du Saint-Esprit, dit aussi du Nœud, fondé en 1352 par Jeanne de Naples, pour le couronnement de son second époux, Louis de Tarente. Le troubadour Arnoud Daniel, qui écrivait entre 1180 et 1210, composa ces quelques vers galants :

En ma dame est si ferme mon valoir

Que d’elle jamais il ne fit détour

Le Rhône par toutes les eaux qui l’enflent

N’est pas si bouillonnant qu’onde de cœur

Qui font un Lac d'Amour quand la regarde...


Cette indissolubilité se retrouve dans la forme même du nœud qui, lorsque l’on en tire les deux extrémités, de resserre toujours plus et toujours plus forme un nœud indénouable. Il symbolise également la fraternité qui unit les chevaliers entre eux, ainsi que leur parfaite égalité.

Symbolique philosophique : les entrelacs sont un motif, omniprésent dans l’art celtique, qui souligne le mouvement sans fin de l’évolution, de l’involution à travers l’enchevêtrement des faits cosmiques et humains. Il reprend par-là le principe de ouroboros, serpent qui se mord la queue et symbolise un cycle d’évolution refermée sur elle-même. Ce symbole renferme en même temps les idées de mouvement, de continuité, d’autofécondation, d’éternel retour. Il est l’union des mondes terrestre et céleste, signifie l’union de deux principes opposés ( dichotomie ) : ciel/terre, bien/mal, nuit/jour. Il est l’infini, la perpétuelle évolution.

Symbolique religieuse : son mouvement infini symbolise l’éternité, l’immortalité de l’âme du chevalier, la pérennité de l’esprit de l’Ordre. Le collier par lui-même, du moins selon sa formule la plus simple, offrait trois Lacs d’Amour ; trois comme le chiffre divin, trois comme la Trinité de Dieu, à la fois Père, Fils et Saint-Esprit, trois « êtres » distincts mais pourtant Un seul ( c’est le mystère chrétien du « Trois en Un » ), rappelant encore la parfaite égalité de tous, entre eux, et devant Dieu.

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Bataille de Varey 2008

Oyez, oyez bonnes et braves gens, en 2008, nous comptons réunir une grosse partie des troupes de Rhône-Alpes pour refaire la fameuse bataille de Varey.
Déjà, vous pouvez nous montrer votre intéret sur ce sujet et dès que nous en saurons plus, mon ami Rosebecque ou moi vous tiendrons au courant.

A noter que Varey est dans l'Ain, c'est un château qui se trouve entre Pont d'Ain et Ambérieu en Bugey.

Si vous voulez faire partie d'un énorme projet, on vous attend.

Un peu d'histoire:

Le Château de Varey

Lointaines origines
Certains historiens datent l'origine de Varey à l'époque gauloise. Les Ambarres peuplaient la région, et le nom de "Varey" aurait pour racine celui d'un héros gaulois dénommé VAR.
Ce nom aurait un rapport au bruit, au tumulte. Varanbon, Varax, auraient la même racine.
D'après Aimé Vingtrinier, l'origine serait en DOMUS VARIS, la maison de Varus. On note avec intérêt que la colline surplombant le Château porte le nom de "Varice".

Après les dominations bourguignone et franque les sarrasins envahirent le secteur, et il est probable que le site fut investi par les Musulmans. De nombreux lieux-dits des environs témoignent de leur passage (Par exemple Fort Sarrasin à Ambronay).

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C'est par la Sirerie de Coligny dont le blason orne la porte principale, que les origines de la forteresse s'affirment. Vers 1150 Guérric de Coligny restaurerait seulement un château existant sur les bases d'une forteresse arabe.

La carte donne une idée de ce que fut le découpage territorial du Département de l'Ain au Moyen Age.

La bataille de 1325
Au Moyen-âge, les guerres féodales ont fait rage dans le Bugey comme ailleurs. Les plus connues sont celles des comtes de Savoie contre les Dauphins du Viennois pour la possession du Bas-Bugey aux XIIIème et XIVème siècle. Voici le récit de la bataille de Varey telle que la décrit Lateyssonnière dans ses Recherches Historiques sur le Département de l'Ain.
Depuis quarante ans, les comtes de Savoie et les dauphins de Viennois luttaient pour la possession du Bas-Bugey.

En 1325, Edouard comte de Savoie, voulut faire contre ses ennemis une campagne plus importante que les précédentes ; il donna rendez-vous à Bourg-en -Bresse à tous ses vassaux et alliés. Eudes, duc de Bourgogne, lui envoya des troupes sous la conduite de Robert, comte de Tonnerre, son frère ; Jean de Chalon lui en amena aussi, ainsi que le comte d'Auxerre ; Guichard VIII, sire de Beaujeu, lui amena six vingt hommes d'armes.

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Edouard résolut de prendre le château de Varey qui appartenait à Hugues de Genevois, seigneur d'Anthon. Le comte de Savoie partit de Bourg avec une armée brillante et un grand nombre de machines de guerre, tant pour battre les murailles de ce château que pour y lancer des pierres et des traits. Le siège commença par quelques combats près des murs du château, entre sa garnison et les assiégeants. Bientôt ceux-ci l'investirent et disposèrent leurs machines ou leurs engins autour des murailles. Des béliers armés de têtes de fer les ébranlèrent ; d'autres machines lancèrent d'énormes quartiers de pierre qui brisaient les toits des tours et enfoncèrent les planchers. Le commandant du château se voyant attaqué avec une telle furie, convint de se rendre dans dix jours, s'il n'était secouru avant ce terme.

Mais le Dauphin arrivait avec une armée considérable au secours de son parent, qui était en même temps son vassal. Le comte de Genevois, propriétaire du château attaqué, Jean de Châlon, seigneur d'Arlai, et d'autres, commandaient sous les ordres du jeune Dauphin.

Il s'approcha avec son armée, par Ambronay.

Edouard, qui ne croyait pas que le Dauphin fut si près, ne se tenait point sur ses gardes, et les Savoisiens, surpris, furent d'abord repoussés jusque dans leur camp. Mais le fils du duc de Bourgogne et Edouard soutinrent l'effort des assaillants, remirent de l'ordre parmi leurs troupes et repoussèrent à leur tour, l'avant-garde ennemie. Il y avait parmi les alliés des Savoisiens, un chevalier nommé Barbançon, sorte de géant, monté sur un cheval de grandeur prodigieuse et armé d'une massue de cuivre dont il assommait tout ce qui se présentait devant lui. Le seigneur de Baux et un autre dauphinois se réunirent pour l'attaquer. Le Dauphinois tua le cheval du Barbançon qui tomba dessous, et le seigneur de Baux l'assomma avec sa propre massue de cuivre.

Le Dauphin qui avait rallié ses troupes, réussit à mettre les Savoisiens en face du soleil ; il se défendirent mal et la bataille fut perdue pour eux. Les belles tentes et le riche bagage du comte Edouard furent pillés. Un grand nombre des ses alliés furent pris. Edouard lui-même fut fait prisonnier, mais il eut le bonheur d'être délivré.

Quelques dates
Après la féodalité et le rattachement du Bugey à la France, le château tombe dans le giron des Beaurepaire en 1620.

En 1753 Jacques de Beaurepaire le vend à un riche commerçant lyonnais, Jean Dervieux, dont le fils fut guillotiné en 1793 à Lyon. Le château est alors incendié et détruit par Albite.

Le petit-fils Barthélemy Noë entreprend sa restauration en 1858 selon les plans d'un architecte lyonnais, Flèchet.

Au début du XXème il n'a plus d'usage privatif. A partir de 1925 il est consacré aux enfants. Aujourd'hui il héberge encore un Centre de Rééducation Psychopédagogique.

Un ouvrage très intéressant:

Pendant près de cent ans, le Dauphiné, le comté de Savoie, le comté de Genève et plusieurs petites principautés (Thoire-Villars, Beaujeu, Valentinois, Faucigny...) vont s’affronter dans une guerre féodale sans merci. En 1325, au cours d’une des innombrables campagnes militaires, le comte de Savoie, Édouard le Libéral assiège le château de Varey avec ses alliés. Le jeune dauphin Guigues VIII et ses vassaux volent au secours de la place forte. Dans la plaine de Varey, les deux seigneurs se retrouvent face à face. Cet ouvrage donne le récit de cette bataille mais retrace aussi l’histoire de cette guerre sans fin qui fit composer à un contemporain ce vers fataliste : « Ne peut fin cette guerre avoir, ni sait qui à tort, ni qui voir. »

Extrait de l'ouvrage:

"Malgré les possibilités d'une victoire rapide que lui offre l'effet de surprise, Guigues ne se lance pas dans une peu glorieuse attaque de campement mais juge plus chevaleresque d'offrir à son adversaire un combat loyal. Le dauphin prend tout d'abord le temps de ranger son armée suivant un schéma élaboré lors d'un conseil de guerre qui dût se tenir à Crémieu. Il organise son ost en trois « batailles » sous les ordres des principaux chefs de guerre qui l'accompagnent, suivant un plan précis respectueux de l'étiquette de chacun. Il confie l'avant-garde à Raymond des Baux et au Grand Chanoine : les mercenaires gascons auront ainsi à supporter le premier choc, mais ne sont-ils pas généreusement payés pour mourir ? Le dauphin prend lui-même la tête du corps central. Les chroniqueurs assurent qu’il prend part à cette bataille. Ses proches ont-ils vraiment laissé un jeune dauphin de 16 ans conduire la bataille et se jeter dans la mêlée ? Il offre les deux ailes à ses alliés, Amédée et Hugues de Genève et le troisième corps à Albert II de Sassenage. Enfin, Aymar de Poitiers reçoit le commandement de l'arrière-garde. Cette formation de combat de chevaliers n'a rien d'original puisque les armées françaises du début de la guerre de Cent Ans utilisent pour leur malheur, cette organisation sur trois lignes : la première cherchant à percer la ligne adverse, la seconde à exploiter la percée et la troisième à poursuivre l’ennemi débandé."

"1325, mardi après la fête de St Pierre, 7 aout, il y eut un grand conflit entre le Dauphin de Viennois et ses gens d'une part et le seigneur Edouard, Comte de Savoie et ses gens d'autre part, sous le château de Varey, que le Comte était entrain d'assiéger. Il y eut une bataille et furent capturés là, le seigneur de Beaujeu, le Comte d'Auxerre et Robert de Bourgogne."

Pendant près de 100 ans, le Dauphiné, le comté de Savoie, le comté de Genève et plusieurs petites principautés ( Thoire-Villars, Beaujeu, Valentinois, Faucigny...) vont s'affronter dans une guerre féodale sans merci. En 1325, au cours d'une des innombrables campagnes militaires, le Conte de Savoie, Edouard le libéral assiège le château de Varey avec ses alliés. Le jeune Dauphin Guigues VIII et ses vassaux volent au secours de la place forte. Dans la plaine de Varey, les deux seigneurs se retrouvent face à face.

Cet ouvrage donne le récit de cette bataille mais retrace aussi l'histoire de cette guerre sans fin qui fit composer à un contemporain ce vers fataliste.

" Ne peut fin cette guerre avoir, ni sait qui à tort, ni qui voir."

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